Les réactions à la tentative d'ouverture du futur gouvernement de Nicolas Sarkozy
Elisabeth Guigou a estimé mardi que la participation éventuelle d'anciens ministres de la gauche à un futur gouvernement de Nicolas Sarkozy était une "manoeuvre" destinée à "laminer la gauche aux législatives". "Ça me désole, je pense que dans l'immédiat, ceux qui acceptent se font complices d'une manoeuvre qui vise purement et simplement à laminer la gauche aux législatives", a-t-elle noté sur France-Info.
"Et puis, dans quelques semaines, après les législatives, ils risquent d'être otages d'une politique de droite, très à droite de surcroît, et que ceux qui sont cités ont dénoncé pendant la campagne électorale",
Pour Dominique Strauss-Kahn,
une éventuelle participation d'anciens ministres de la gauche au gouvernement de Nicolas Sarkozy constituerait une "trahison de soi-même".
"Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Je ne crois pas que ce soit obligatoirement la meilleure solution pour quelqu'un qui a été ministre de la gauche, de François Mitterrand, de Lionel Jospin, de servir aujourd'hui une politique qui ne peut pas être la même", a observé l'ancien ministre de l'Economie sur RMC-Info.
"Les individus ont le droit de changer d'avis", a-t-il poursuivi avant de lancer: "Ce n'est pas une question de trahison, (...) ou alors c'est une trahison de soi-même".
Quant à Bertrand Delanoë : "On ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement".