Bon anniversaire, Martine
Martine est née un 8 août: elle a mis du temps à sa faire un prénom. Son père, Jacques Delors, ira même, dit-on, jusqu’à refuser d’être candidat à la Présidentielle de 1995 pour ne pas gêner sa carrière.Entrée au PS en 1974, elle occupe divers postes au ministère du Travail de Jean Auroux et de Pierre Bérégovoy et entre à Péchiney où elle est adjointe de Jean Gandois, futur grand manitou du CNPF (Conseil national du patronat français devenu Medef).
Comme Dominique Strauss-Kahn, Martine connaît donc bien les patrons et c’est une bosseuse. De 1991 à 1995, elle devient logiquement ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Rebelote en 1997 où Lionel Jospin lui confie le ministère de l’Emploi et de la Solidarité.
C’est là que Martine Aubry met en place une réforme considérée comme un net progrès social par les uns et une aberration économique par les autres : les 35 heures, ou loi pour la réduction du temps de travail: celle-ci occasionne de nombreux remous notamment dans les PME et s'applique mal voire pas du tout dans la fonction publique.
Mais Martine ne se décourage pas et elle va de l'avant : elle crée les emplois jeunes, fait voter la loi de lutte contre l’exclusion et instaure la couverture maladie universelle (CMU).
Elue Maire de Lille en 2001, elle subit malheureusement de plein fouet , l'année suivante, le rejet des socialistes et perd son mandat de député du Nord face à un inconnu. Que fait-elle ? Elle continue à travailler sur le terrain : Lille devient capitale européenne de la culture en 2004 et attire 9 millions de visiteurs.
Aujourd'hui, Martine demeure incontournable, tant ses qualités sont nombreuses.
Nul doute qu'elle saura apporter sa contribution à la refondation.
Philippe PUGNET
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