Le Parti socialiste veut entendre Mme Sarkozy sur la libération des infirmières bulgares
Les socialistes ont réclamé, mardi 14 août, que la femme du président, Cécilia Sarkozy, soit entendue par la future commission d'enquête parlementaire destinée à faire la lumière sur la libération des infirmières bulgares et l'existence d'éventuelles contreparties.Cette commission d'enquête, réclamée par les socialistes, et acceptée par l'UMP, devrait voir le jour à l'automne. Or Cécilia Sarkozy a joué un rôle important comme émissaire de son mari en se rendant deux fois en Libye et en ramenant les infirmières en Bulgarie fin juillet.
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Les commissions des affaires étrangères de l'Assemblée et du Sénat ont entendu le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, début août mais "nous avons vite compris qu'il n'était pas vraiment dans le coup, que ce n'était pas vraiment lui qui avait été chargé de l'affaire et qu'il n'était pas au courant de tout ce qui s'était discuté et tramé", a ajouté Jean Glavany.
Un autre député socialiste, Pierre Moscovici, a estimé que Cécilia Sarkozy devait "rendre des comptes" lorsqu'elle agissait en tant qu'"émissaire personnel du chef de l'Etat", comme dans cette affaire. Le président français et son gouvernement ont toujours affirmé qu'aucune "contrepartie" n'avait été accordée en échange de la libération des infirmières et du médecin détenus pendant plus de huit ans.
Au lendemain de cette libération, M. Sarkozy s'était rendu à Tripoli et s'était félicité du rôle joué par sa femme. Paris et Tripoli avaient alors signé un accord en matière de coopération militaire et un mémorandum sur un projet de fourniture d'un réacteur nucléaire présenté comme destiné au dessalement de l'eau de mer.