Mieux vaut agir pour "ceux qui ne travaillent pas ou peu" estime François Hollande
François Hollande a estimé lundi qu'au lieu d'heures supplémentaires défiscalisées, "la première exigence est de faire travailler tous ceux qui aujourd'hui travaillent peu ou ne travaillent pas".
"Laissons cette mesure se faire (...) Ce sera notre rôle d'évaluer" ce dispositif, a-t-il dit sur RMC Info.
"Pour l'instant, je l'estime coûteux, peu productif et même avec des effets pervers", a-t-il résumé.
Selon François Hollande, "il faut que toute la France travaille plus". Il a cité les chômeurs, qui "ne sont pas du tout au travail", les jeunes " qui rentrent trop tard sur le marché du travail ", les seniors " qui sortent trop tôt du travail ", et enfin les salariés " à temps partiel ".
Le mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires, qui entre en vigueur ce lundi, risque de s'appliquer "au détriment de l'emploi" et peut donc "avoir des effets pervers", selon François Hollande.
Le numéro un du PS a ajouté que ce nouveau dispositif était "un pari déjà coûteux" et "une formidable usine à gaz", en soulignant que "beaucoup de chefs d'entreprise ne sont pas favorables, paradoxalement, à cette mesure".
© 2007 AFP