Face au sarkozysme, de l’audace !

Publié le par SD32

borgel.jpgLa rentrée littéraire n’est pas finie au Parti socialiste. Last but no least, le livre de Ségolène Royal clôt une série de publications aux fortunes diverses qui, chacune à sa manière ne fait pas que raconter une histoire que nous avons tous connue différemment, elle révèle aussi l’état d’esprit de ses auteurs.

Dans un Parti socialiste dont le rapport à l’écrit s’est appauvri à mesure que le rapport à l’image s’est étoffé, c’est un sujet d’étude passionnant.

Comme François Hollande, Ségolène Royal pense que la notion de social-démocratie est dépassée, obsolète. Comme lui, elle assène comme si finalement, les discussions n’étaient que des palabres. Or, la gauche a toujours été le parti du débat. Ce débat est stérile s’il ne débouche sur rien, il est utile s’il est le prélude à une nouvelle offre politique.

On pouvait se féliciter en juin dernier de voir, enfin, le Parti socialiste s’atteler à la rénovation. Mais on a vite vu les calendriers s’entrechoquer. La préparation des listes aux municipales a plus occupé les esprits que les controverses sur le rapport des socialistes à la nation, au marché ou à l’individu. Pour une fois que les socialistes commençaient à sortir de l’ambiguïté.

Face à nous, il y a une machine de guerre qui s’est patiemment construite. Pas simplement en ayant recours à la mainmise sur les médias, mais aussi en construisant une offre idéologique conséquente.

La gauche ne gagnera pas en pariant sur l’usure du sarkozysme, mais en construisant, point par point une alternative. Pas simplement dans l’intention, mais dans la proposition.

Il faut retrouver l’ambition de changer la vision de nos concitoyens sur l’avenir. Le réalisme peut être tenté d’optimisme, l’espoir est encore un luxe qu’on peut se payer quand on fait de la politique. Avant de concocter des programmes de gouvernement, il faut reconstruire un projet social-démocrate, décomplexé, assumé, européiste, imaginatif et rassembler.

La méthode doit être en phase avec les temps que nous vivons. Ce qu’il faudra pour réussir, ce n’est ni du ressentiment, ni de la surenchère, ni un excès de prudence, mais de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !

Christophe BORGEL
Secrétaire national aux Elus
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article