Bayrou et Besancenot dévoilent leur tactique

Publié le par SD32

undefinedLe paradoxe apparent de la posture Bayrou tient dans le fait qu’il est la deuxième personnalité française jugée opposée à Sarkozy, mais il défend une tactique électorale zig zagante. Dans son RTL/LCI/Le Figaro, il a dévoilé ce que sera sa tactique.

Il vise l’hégémonie dans l’opposition à Sarkozy, tout en maintenant autant que possible ses liens avec la droite. Il a en tête toujours cette stratégie du centrisme présidentiel…

En le regardant sourire à l’évocation du départ vers l’UMP de son candidat MoDem à Lyon, on imaginait aisément qu’il y voyait un signe du destin. Transpercé par les flèches de l’ennemi, il pouvait montrer son intransigeante pureté. Une source d’élévation pour la présidentielle en quelques sortes.

Un autre fait nous a intrigué… Comment se fait-il que Olivier Besancenot fût absent du raout Mélenchon-Buffet-Chevènement-Laguiller pour le référendum sur le traité simplifié européen ?

Evidemment toujours la même tactique… entre le PS et lui, rien ne doit se constituer. Mais pas seulement.

A plusieurs reprises Alain Krivine s’est substitué à Olivier Besancenot lors de rendez-vous médiatiques à forte teneur conflictuelle. Il est clair que notre postier vise les sondages. Etre consensuel dans le dissensus semble être sa martingale pour progresser. Il ne s’agit pas de conquêtes électorales aux municipales, sénatoriales, cantonales ou régionales au PS. Mais lui aussi prépare via les sondages et avec un gauchisme compassionnel, la présidentielle ! Avec si possible un rendez-vous européen. A moins que les autres acteurs nonistes décident de conjurer une dernière fois l’OPA inamicale de la LCR.

En tout état de cause voilà déjà deux « candidats » qui ont pris acte de la situation. Le PS règne sans partage sur les élections intermédiaires.

Poussé par les médias et quelques appétits on cherchera à régler ce problème au plus vite. On va provoquer évidemment des tensions encore plus fortes, car il n’y a pas de leadership incontestable aujourd’hui.

La stratégie des tensions inaugurée par Ségolène Royal début janvier et rapidement rengainée, provoquera ce qu’elle cherche… la tension sur un temps long. Puisque nous désignerons notre candidat à la présidentielle en 2010/2011.

A moins que se lève dans le Parti socialiste un puissant mouvement reconstructeur, déjouant tout à la fois la division et la tenaille que nos compétiteurs semblent stratégiquement caresser.

Nous y reviendrons car les choses avancent et je n’ai pas envie que l’on rate cette occasion déterminante pour refonder la gauche et être utile aux français.

Jean Christophe Cambadélis
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article