Toulouse: "la victoire est à notre portée", pour le candidat PS Pierre Cohen
TOULOUSE (AFP) - Le candidat PS à la mairie de Toulouse Pierre Cohen, donné gagnant au second tour des municipales, selon un sondage à paraître ce jeudi, a rappelé hier que la victoire était à sa portée après 37 ans de droite à Toulouse, lors d'une dernière réunion publique." La victoire est à notre portée. Il faut mettre toutes nos forces dans la bataille (...) Nous avons rendez-vous avec l'histoire! ", a déclaré Pierre Cohen, rappelant que 39% des électeurs avaient voté pour lui, "un score historique pour la gauche au premier tour", contre un "faible 42,6%" pour son rival, le maire centriste apparenté UMP Jean-Luc Moudenc.
"Montrons leur qu'entre Moudenc et nous, y'a pas photo. C'est clair. C'est la gauche, toute la gauche contre la droite, toute la droite. 37 ans de droite à Toulouse, ça suffit! C'est cela que les Toulousains et Toulousaines nous ont dit", a-t-il lancé devant quelque 700 sympathisants.
Ils ont scandé "2008, Toulouse à gauche" après avoir écouté sous les drapeaux du Mouvement des jeunes socialistes des témoignages de soutien à M. Cohen comme celui du chanteur et colistier Magyd Cherfi, ( du groupe Zebda - aux côtés de Pierre Cohen, sur la photo ) d'élus locaux ou encore du président du PRG Jean-Michel Baylet.
"Le rapport gauche-droite nous est favorable. Il y a un réservoir de votes à gauche, il n'y en a pas à droite", a fait valoir la tête de liste PS-PCF-PRG-Verts-MRC, rappelant qu'il restait trois jours pour convaincre les abstentionnistes (43,50% des inscrits).
"Aujourd'hui, nous avons à convaincre les électeurs de toute la gauche sur la base de notre projet", a-t-il poursuivi, soulignant que "les têtes de listes ne sont pas propriétaires de leur voix". Deux listes d'extrême gauche, qui totalisent ensemble quelque 11%, n'ont pas donné de consigne de vote après avoir été éconduites par M. Cohen.
Entouré de ses colistiers devant un écran géant portant l'inscription "Toulouse, à gauche tu gagnes", il a ensuite une nouvelle fois fustigé la fusion entre le Modem (5,9%) et Jean-Luc Moudenc.
"Les petites combines politiciennes comme le ralliement de Forget à Moudenc nuisent à la politique en général, renforcent l'idée du tous pourris ", a insisté le favori d'un sondage Ifop/Fiducial, lui donnant 53% des intentions de vote au second tour contre 47% pour son rival.
Dénonçant la présence de l'ancien maire Dominique Baudis, absent de la liste du maire sortant, il a estimé que "Moudenc se cache, le candidat de l'UMP refuse de répondre à la presse comme au soir du premier tour."
"Cette stratégie porte un non: le zig-zag. Et le zig-zag mène droit dans le mur", a lancé le député socialiste sur la scène de la salle Jean Mermoz, ce mercredi soir.