«Crise financière: que faire ?»

Publié le par SD32

Au moment où l’UE s’efforce de trouver une parade à la crise, des économistes dans le monde prennent ensemble la parole pour demander aux dirigeants européens d’«unir leurs efforts» contre la crise financière «avant qu’elle ne devienne incontrôlable».


«Le problème n’est pas que nous ne savons pas comment arrêter les crises financières. Le problème est un manque de volonté politique», affirment des experts de diverses universités et instituts européens ou américains, dans un appel intitulé «crise financière: que faire?».


Cet appel, lancé notamment à l’initiative de Charles Wyplosz, de l’Institut des Hautes Etudes de Genève et diffusé sur internet dans plusieurs langues, a déjà été signé, selon eux, par 250 de leurs collègues. (Cliquez ici pour lire l'appel des économistes)

«Les dirigeants européens doivent unir leurs efforts pour mettre un terme à cette crise avant qu’elle ne devienne incontrôlable, cela leur évitera d’avoir ensuite à se disputer sur la manière d’en gérer les conséquences», écrivent-ils.

«En Europe, ne sauver qu’une banque à la fois signifie soit qu’un seul pays s’engage, bien que les dégâts s’étendent aussi aux pays voisins, soit qu’une coordination improvisée débouche sur un accord de dernière minute sur le partage du fardeau budgétaire», analysent ces experts. Pour eux, il est «essentiel que les différentes autorités nationales s’entendent et coordonnent leurs réponses pour développer des solutions à l’échelle européenne là où il le faut.»


Protection bancaire minimum


Alors que cet appel circulait sur la toile, les Européens ont pris ce mardi une première initiative concrète en décidant de renforcer à l’unisson la protection bancaire minimum de leurs épargnants pour éviter la panique.

Lors d’une réunion à Luxembourg, ils sont en revanche restés divisés sur l’opportunité d’un grand plan de secours paneuropéen pour les banques, comme aux Etats-Unis.

A l’instar des signataires de l’appel, d’autres économistes réclament une intervention concertée de l’Europe. Ainsi, pour Elie Cohen, le «lundi noir» vécu par les Bourses est notamment lié au «constat que les Européens réunis en catastrophe» le week-end dernier par le président Nicolas Sarkozy «n’ont été capables de se mettre d’accord sur rien pour sauver les institutions européennes».

«Il faut absolument donner des garanties en montrant que les autorités publiques peuvent agir. On ne peut plus se permettre d’attendre alors qu’il y a un sentiment d’urgence», résume-t-il.


Plan de relance budgétaire


La «défiance» envers l’euro, attaqué sur les marchés monétaires, est liée à «l’incapacité des dirigeants européens à mettre en place en catastrophe un mécanisme qui puisse traiter ce type de difficultés», analyse aussi M. Cohen, favorable à un fonds européen pour secourir les entreprises menacées.

«Il faut un plan européen de la même ampleur que celui du plan Paulson» aux Etats-Unis, doté d’environ 700 milliards de dollars, renchérit Michel Aglietta, professeur d’économie à Paris X-Nanterre.

Mais ce dispositif doit, selon lui, s’accompagner d’un vaste plan de relance budgétaire qui permettrait aux gouvernements de soutenir la croissance par la dépense publique, «élément essentiel de résolution de la crise».

Lundi à Paris, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a lui aussi averti que pour passer «l’épreuve du feu», les autorités de la zone euro devaient se montrer capables «d’apporter des réponses concertées, quelque chose de stabilisant», sous peine de se voir plus «désemparées qu’elles n’auraient été» sans l’instauration de la monnaie unique.

 

Source AFP

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Publié dans Politique

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M
Je vous invite à lire l'interview au Président d'Alelio qui parle de l'option BEI :<br /> <br /> Un Tribunal International pour juger les crimes financiers,suite au crack boursier.<br /> <br /> de maxime kinder | 23/09/2008<br /> <br /> Nous cohabitons "joyeusement",en occident,avec cette gravissime crise financière qui est en train de glisser sur un tobogan; pour nous mener à quoi ? <br /> Je pose la question à Claudio d'Alelio,Président du Groupe Politique Européen Progressiste Fédéraliste Alliance Etats Unis d'Europe et déjà Membre de l' AEDBF (Association Européenne de Droit Bancaire et Financier)<br /> <br /> <br /> <br /> M.K. : Monsieur d'Alelio ,lors de l'interview que vous m'aviez accordée en mars 2007 votre déclaration :<br /> "J'invite les économistes et les politiciens eurosceptiques à se pencher davantage sur les conditions graves dans lesquelles se trouvent les marchés financiers de la planète et de trouver avec nous des solutions aptes à arrêter cette spirale infernale dans laquelle l'économie mondiale est entrée depuis vingt-cinq ans ! " était prémonitoire de ce que nous vivons,malheureusement, aujourd'hui.<br /> <br /> C.d'A.:J'aurais voulu que cette crise financière ne puisse pas aboutir dans toute sa puissance destructrice sur notre système économique et social tel que nous le connaissons ,mais je constate avec grand regret que mes avertissements ,à l'unisson avec d'autres spécialistes, aux dirigeants des institutions bancaires et des responsables de l'Euroland ( ce sont les 15 pays sur les 27 Membres de l'UE qui ont comme devise l'euro ) ont été écartés et qu° ils ont adopté la politique de l'autruche .<br /> <br /> M.K.: Le système financier actuel,donc, est défaillant et responsable de ce chaos.<br /> <br /> C.d'A: : Monsieur Kinder,cessons de parler de responsabilité du "système financier" qui reste très virtuel comme l'ont été les richesses créées par la finance mondiale ces dernières 15 années et commençons à donner des noms aux responsables de ce désastreux modèle capitaliste anglo-saxon.<br /> <br /> M.K. : De quelle manière faudrait-il agir, Monsieur d'Alelio ?<br /> <br /> C. d'A. : En instituant un Tribunal International pour les crimes financiers,au plus tôt, pour ne pas permettre à des individus sans scrupules de croire de pouvoir échapper à une condamnation au pénal pour leurs crimes financiers commis aux dépends de l'humanité toute entière et de pouvoir naviguer sur leurs yachts de plus de 50 mètres de longueur sur "un long fleuve tranquille".<br /> <br /> M.K. : N°est-il pas exagéré de parler de ce crack boursier comme d'un crime contre l'humanité ?<br /> <br /> C. d'A. : Non,Monsieur Kinder,car depuis que nous nous sommes rencontrés en mars 2007 pour votre interview à aujourd'hui , la BCE et la Banque d'Angleterre en Europe et la Federal Reserve aux USA ont injecté plus de 2 MILLIONS de MILLIARD de $ dans les marchés financiers de la planète.<br /> De l'argent que l'on aurait pu utiliser pour les citoyens du monde entier en terme de santé,alimentation ( une étude de l'Unicef a calculé que le coût pour éradiquer la faim dans le monde serait d'un peu plus de 1 million de milliard de $ ), recherche médicale (sida,cancer).<br /> Rappelons-nous que, pour la crise alimentaire de l'hiver 2008, les pays du G8 n'ont pas été capables de contribuer, pour un montant de 1,8 Milliard de $, au sauvetage de plus de 40 pays en difficulté alimentaire (Egypte,Tanzanie,etc).<br /> Nous voyons dans l'UE que les gouvernements passent à la tronçoneuse les bilans de l'Etat providence (soins de santé,éducation.retraites ,aides aux handicapés) pour soit disant faire des économies.Réfléchissons aux conséquences néfastes que cette crise financière portera à l'équilibre fragile dans lequel se trouve l'Occident face à la Russie et la Chine ,nous ne pouvons éviter de souligner les graves responsabilités qu'ont des financiers sans foi,ni loi qui méritent d'être jugés<br /> par un Tribunal International et condamnés à rembourser les Etats qui se constituent partie civile.<br /> <br /> M.K. : Pensez-vous,Monsieur d'Alelio, que, sans l'euro, la situation aurait été plus grave pour la France et les autres 14 pays de l'Euroland ?<br /> <br /> C.d'A. : Oui,imaginez pendant un seul instant comment 15 banques, dont la Banque de France, auraient pu gérer ce séisme provoqué par le système financier chacune pour son compte,cela aurait été catastrophique car chaque banque aurait attaqué l'autre pour la survie du système économique de son propre pays.Par conséquent, ces tensions économiques intenses auraient mis en péril l'entente entre la France et l'Allemagne , créant ainsi une situation très dangereuse pour la survie même de l'Union Européenne !<br /> <br /> M.K. : La BCE injecte de l'argent frais dans le système financier afin que certains instituts bancaires de l'UE ne tombent en faillite.Est-ce suffisant?<br /> <br /> C. d'A. : J'estime que la BCE a un rôle important à jouer pour redonner aux citoyens leur confiance dans la construction européenne .<br /> La BCE présidée par J.C. Trichet,devrait faire véhiculer son argent (et donc l'argent des contribuables européens) par la BEI ( Banque Européenne d'Investissement) au lieu de le donner directement aux banques en difficulté .<br /> Nous devrions faire la "Europalisation" (au lieu que la nationalisation)des banques de l'UE en difficulté à travers la BEI qui deviendrait pour compte des citoyens européens l'actionnaire de référence dans les sus-dites banques.Cela comporterait une politique du crédit de proximité qui permettrait de faire à nouveau circuler la liquidité monétaire au plus près des intérêts économiques quotidiens des citoyens européens et non pas dans les systèmes opaques d'autres continents.N'oublions pas,Monsieur Kinder,que le 75% des produits fabriqués par les pays de lÚE,sont exportés "intra muros " en Europe,et que seul le 25% est exporté à l'extérieur de lÚnion Européenne.<br /> Nous avons une occasion formidable de recréer un circuit économique européen de proximité.<br /> Ne manquons pas cette grande opportunité pour le bien-être des citoyens de l'Union Européenne et pour continuer à avoir une paix durable sur le Continent européen.
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