Face à la grande crise des capitaux fictifs

Publié le par SD32

La bourse de Tokyo vient de connaître un quasi krach avec un recul de 9,38%. Les bourses européennes subissent une forte baisse. A Moscou, Bucarest ou encore à Prague, les cotations ont été suspendues temporairement. Le Président de la République Française, Président de l’Europe parle d’une « crise de confiance ». Sans blague !

Après 700 milliards de Dollars votés par le Congrès la machine ne repart pas, c’est l’affolement. Car comme le disent en chœur Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry nous sommes dans une crise systémique.

C’est le système même du capitalisme financier avec sa voracité spéculative, fictive qui est en crise.   C’est ce système qui tirait les bourses mondiales avec sa rotation capitaliste flamboyante. C’est ce système qui s’effondre.

A crise de système - réponse de système. Il ne faut pas seulement une autre politique, mais une autre organisation du système économique mondial. Nous avons vu que les organisations de contrôle, de notation avaient failli pour la simple raison qu’elles étaient rouages de la spéculation. Nous avons vu la fameuse main invisible du marché ne plus savoir où la mettre. Nous avons vu l’autorégulation du marché exploser sous le poids de la fictivité de ce dernier.


Et il suffirait de rassurer les marchés ? Tout le monde fait comme si la chute libre des bourses n’allait pas entamer durement la croissance… Tout le monde fait comme si nous n’étions pas dans la récession… Tout le monde sait que les banques centrales n’ont plus de marge de manœuvre. Et c’est le trésor qui doit monter en ligne.


Alors il faut agir et couper dans le vif à trois niveaux. Le temps n’est plus à replâtrer le système financier. Il faut une nouvelle donne internationale avec un nouveau Bretton Wood où le FMI aurait un rôle central.

Européenne aussi où il faut tout à la fois un plan coordonné de financement du système bancaire, mais aussi insuffler une autre politique économique européenne avec l’installation d’une banque de développement économique européen.

Et au niveau Français, honnêtement la France est trop endettée pour être épargnée. Ensuite on ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient la même politique fiscale alors qu’elle presse tous les autres pays a corriger leur politique libérale. Enfin est-il utile de construire un budget d’austérité, alors qu’il faudrait soutenir l’activité économique. Il faut revoir le budget.


Les socialistes doivent être responsables et revendiquer le changement de la hiérarchie dans le système. On ne peut pas préconiser l’union nationale comme le fait Michel Rocard, ou critiquer le gouvernement pour son imprévoyance et sa légèreté brouillonne dans le règlement de la crise comme d’autres.


Non, il faut maintenant dire les socialistes veulent un « capitalisme propre ». Il faut rebâtir un nouvel équilibre où la finance ne soit pas une activité industrielle. Nous voulons mettre l’économie réelle aux commandes.

 

Jean Christophe Cambadélis

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Publié dans Politique

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