Election présidentielle américaine: le compte à rebours a commencé...

Publié le par SD32

"Prenez bien votre souffle, on y est presque", écrit Slate, un jour avant la fin d'une "campagne la plus longue de toute l'histoire des Etats-Unis". Et contrairement aux précédents scrutins, cette fois-ci le mois d'octobre n'a pas réservé de "surprise", écrit le International Herald Tribune. Ni de message de Ben Laden, ni de catastrophe majeure venant polluer le débat. La campagne bat son plein. Une cadence infernale, raconte le The Washington Post. Jusqu'à demain, les deux tickets vont sillonner 13 Etats-clés, dont la Floride, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord et l'Ohio, rappelle le Time Magazine.

Deux campagnes reparties à l'offensive tous azimuts. C'est le "ce pourquoi nous nous battons" de McCain contre "le changement dont nous avons besoin" d'Obama. Dans leurs professions de foi, publiées dans le Wall Street Journal, les deux adversaires insistent sur leurs fondementaux. Côté Obama, l'espoir, le dépassement des clivages, l'Irak, la défense des classes moyennes. Côté McCain, l'expérience, l'"antisocialisme", et la rupture avec Bush. Mauvais calcul ! A 48 heures du vote, le vice-président Dick Cheney, au cynisme bien trempé, lui a apporté un soutien pour le moins embarrassant. Un dernier acte que les démocrates, bien nerveux malgré leur avance, ont saisi au bond pour rappeler qu'une victoire de McCain serait un "3e mandat de Bush". Même le sénateur John Kerry, ancien candidat démocrate en 2004 et ami de McCain, s'est joint aux avertissements : "Il n'y a pas de rupture entre McCain et le duo Bush-Cheney", rapporte PolitickerMA.

Pendant que les candidats sautent d'un meeting à l'autre, les stratèges sont tous à leur calculette, confie le Washington Post. Pour The GreenPapers, cette campagne appelle un double constat : il s'agit davantage d'une longue compétition démocrate que d'une campagne républicaine et une victoire démocrate passe nécessairement par la conquête d'Etats-bastions républicains. Et d'après les derniers sondages, si Obama reste largement en tête "il y aurait, estime Slate, un frémissement en faveur de McCain dans certains Etats". L'espoir d'une victoire du GOP en Pennsylvanie est par ailleurs infime, selon le New York Times. Peu importe, écrit Mark Halperin dans le Time Magazine, "le compte n'y est pas" pour le GOP, car Barack Obama "a su mesurer dans la société américaine cette irréversible volonté de changement et voir ce que les autres n'ont pas vu", renchérit E. J. Dionne dans le New York Times. Une ère démocrate s'ouvrirait dans l'histoire des Etats-Unis, synthétise The Boston Globe. "Pas sûr", répond The Philadelphia Inquirer. Attention aux indécis...
"Sérieusement, qui sont les indécis ?"

C'est la question que soulève le Time Magazine. "Appelez-les comme vous voulez,  les méprisables, les stupides ou même racistes, toujours sans avis après deux ans de campagne. En fait, il s'agit de femmes à 63 %", d'après une étude du Pew Research Center. Des femmes majoritairement âgées, poursuit The Los Angeles Times, dont le vote pourrait être déterminant en Floride et dans le Missouri. McCain compte justement sur elles, ajoute le Wall Street Journal, car les jeunes préfèrent le renouveau avec Obama. En réalité, écrit Newsweek, quel que soit leur vote, les jeunes incarnent la nouveauté du scrutin et peuvent "transformer pour longtemps l'engagement civique dans le pays".

Source LeMonde
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Publié dans Politique

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