Dominique STRAUSS-KAHN, un atout considérable
Dominique Strauss-Kahn a le vent en poupe : non seulement tous les médias le sollicitent pour prendre un avis d’expert sur les solutions à la crise, mais les chefs d’État de plus en plus de nations voudraient aussi voir le Fonds Monétaire International (FMI) qu’il dirige prendre une influence plus grande en ce qui concerne les échanges internationaux.Depuis le sommet du G 20, Dominique Strauss-Kahn détient , un véritable atout entre ses mains. Il dispose , en effet, des fonds les plus importants pour relancer la machine, et c’est ce qu’il sous-entend par ailleurs : " même si elle additionne un peu des choux et des carottes, la somme est considérable : 500 milliards pour le FMI, plus 250 milliards de DTS, 100 milliards pour les banques de développement dont la Banque mondiale. À quoi s’ajoutent 250 milliards pour le financement du commerce mondial qui seront mobilisés par la Banque Mondiale et toute une série d’agences pour le commerce extérieur, comme la Coface en France."
A n’en pas douter, Dominique Strauss-Kahn va prendre, dans les prochains mois, une stature internationale de tout premier plan .
Qui, aujourd’hui, peut nier « son rôle de vigie officielle de l’économie mondiale et de régulateur en chef » comme le soulignait, il y a peu, Alain Duhamel dans Libération.
Et je ne résiste pas au plaisir de faire partager , à nouveau, ces quelques mots du chroniqueur et journaliste pré-cité : « La gauche va redécouvrir qu’elle possède parmi les siens un économiste d’envergure, suffisamment respecté dans le monde entier pour que, face à la crise, on lui confie des responsabilités essentielles. Aucun autre socialiste français en activité ne possède ce prestige-là, aucun dirigeant du PS n’aura, durant les trois ans qui viennent, l’occasion de jouer un rôle économique international aussi visible. Si Strauss-Kahn joue à fond cette carte du FMI, s’il émerge sur la scène mondiale, s’il fait ses preuves et acquiert ainsi définitivement un statut d’homme d’Etat, jeune encore et particulièrement qualifié pour aider son pays à traverser cette épreuve terrible, il va de soi que bien des regards se tourneront vers lui. Son éloignement des péripéties politiciennes deviendra alors un atout. Son autorité internationale lui vaudra une image différente de celle des autres ».
Et ce ne sont pas les français qui s’y trompent , puisque avec 59 % ( + 11 pts ) d’opinions favorables ( selon le dernier sondage Ipsos/LePoint ) ils le considèrent comme l’homme politique préféré.
Philippe PUGNET
Publicité