Un aveu d'échec !
Nicolas Sarkozy agite à nouveau le spectre d’une insécurité grandissante pour justifier une énième fois ses nouvelles mesures pour la sécurité en France et plus particulièrement dans les établissements scolaires.Une nouvelle fois, il nous sert un discours faussement musclé pour masquer l’échec de sa politique sécuritaire dont il se fait lui même le procureur à charge, dénonçant, au passage, à mots couverts, l'incapacité de sa ministre de l’intérieur à endiguer cette violence dans les quartiers sensibles mais aussi à l’école.
Annonçant le renforcement de son arsenal répressif, démagogique et inadapté qui ne résoudra en rien les actes de violence imprévisibles , Nicolas Sarkozy en oublie le contenu de sa politique, en la matière: suppression des emplois d'aides éducateurs, de surveillants et d'enseignants dans les établissements scolaires, abandon de toute politique de prévention depuis 2002, marquée par la suppression de la police de proximité et les coupes budgétaires sans précédent dans les subventions aux associations de médiation.
Et pour mieux masquer son échec, " Nicolas Sarkozy oublie de préciser qu'en sept ans, il a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et qu'en dépit de cet activisme législatif confinant à l'intempérance, l'inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les 'violences physiques non crapuleuses' ont crû de plus de 46% depuis 2003!", comme tient à le souligner le député du Finistère Jean Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé des questions de sécurité.
Aujourd’hui en voulant instaurer des portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires, en demandant la fouille des cartables et en annonçant que toute intrusion dans un établissement scolaire sera qualifiée de délit, on mélange les genres et on sème la confusion.
L’Ecole n’est pas un sanctuaire et ne doit pas devenir le lieu du soupçon permanent et de la fouille systématique.
La jeunesse n’est plus considérée comme porteuse de l’avenir de notre pays mais comme une menace.
Une politique inadmissible qui ne peut que renforcer les actes de violence ou d’incivilité et sonne comme un aveu d’échec.
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