Dominique Strauss-Kahn suit de trés près ce qui se passe au sein du PS
Et bien oui, Dominique Strauss-Kahn a été " l’invité surprise du dernier forum de la rénovation du PS " comme le titre Le Monde .Et alors ! Faut-il s’offusquer de sa présence comme d’ailleurs s’empresse de le souligner une certaine presse aidant en ce sens d’autres esprits chagrins ou malveillants à critiquer, voir à siffler.
La maturité politique au PS n’est pas encore à l’ordre du jour chez certains, encore moins le sens des responsabilités.
Quoi de plus naturel pour Dominique que de venir, comme simple militant, apporter sa contribution au débat sur la rénovation de notre parti ainsi que son soutien aux candidat(e)s socialistes aux prochaines élections municipales et cantonales.
"Cela me fait plaisir de venir voir des amis. La rénovation avance. Les choses se font, elles ne sont pas toujours visibles ", a-t-il tenu à rappeler ce dimanche, expliquant qu'il suivait " de très près ce qui se passe au sein du Parti socialiste ".
Quoi de plus normal comme tient à le souligner Pierre Moscovici, dans une interview sur Libération ce matin: " le signal est assez clair " . Dominique nous dit " qu’il est directeur général du FMI, mais qu’il reste socialiste et intéressé par la rénovation du PS. A Paris dans le cadre de ses fonctions, il lui a semblé logique de dire que ses convictions sont ici, avec nous. Je l’ai pris comme un clin d’œil amical, une façon de dire qu’il reste des nôtres".
Alors, à en croire certains ou à en entendre d’autres, Dominique Strauss-Kahn serait coupable ! Coupable d'avoir choisi une mission intéressante et motivante au FMI ! Coupable d’être parti au moment où le PS est en crise d’identité et soumis à la perversité du bal médiatique des ego ! Ou que sais-je encore !
La rénovation ne passe pas par des effets de tribune, encore moins par la simple présence d’une femme ou de quelques hommes devant micros et caméras .
L’essentiel est ailleurs : il est sur le terrain des idées et là que je sache, Dominique avec ses différentes contributions regroupées sous le titre de 3 ruptures pour une refondation à gauche ( à savoir " pour une société juste", " pour une nouvelle cohérence économique et sociale" et "la nouvelle bataille des valeurs" ) a largement participé au travail collectif, si ce n’est orienté, par la justesse et la pertinence de ses propos, notre axe refondateur.
Alors qu’il vienne, au détour d’un de ses passages à Paris, à la rencontre des socialistes justement réunis pour reconstruire, et qu’il en profite même pour appeler nos concitoyens au " vote sanction " lors des échéances électorales du printemps prochain, contre la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qui s’en plaindra .
Excepté les esprits chagrins ou(et) malveillants.
Philippe PUGNET
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