La campagne d'Obama suscite un mouvement d'opinion favorable
Non sans stupéfaction, les Américains parlent de "vague" ou de "mouvement". A la veille des primaires du mardi 5 février, Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate, semble bénéficier d'un mouvement d'enthousiasme collectif sans précédent récent.Les soutiens de personnalités tombent les uns après les autres. Dimanche, Maria Shriver, l'épouse du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, a participé à un rassemblement à Los Angeles, avec l'épouse du candidat Michelle Obama, la star de la télévision Oprah Winfrey, et Caroline Kennedy, la fille de l'ancien président.
A deux jours du scrutin dans plus de vingt Etats, les sondages montrent encore une légère avance pour MmeSan Francisco Chronicle, la division est profonde à l'intérieur du parti même : "Riches contre pauvres, jeunes contre vieux, progressistes contre modérés, hommes contre femmes." Clinton. En Californie, l'écart s'est resserré, mais principalement du fait que les indépendants, qui peuvent participer à la primaire, préfèrent M. Obama (20 points d'écart). La sénatrice de New York conserve l'avantage parmi les membres du parti. Selon un sondage publié par le
AVANTAGE À L'EX-FIRST LADY
Au plan national, un sondage ABC News-Washington Post fait état d'un léger avantage pour Mme Clinton (47 % des intentions de vote contre 43 %). La sénatrice de New York est vue comme "plus forte" (48 % contre 34 %). Les sondés lui font davantage confiance pour prendre en main le système de santé (60 %), l'économie (52 %) et même la guerre en Irak (48 % contre 40 %). Mais M. Obama peut tirer avantage du fait qu'il est le mieux placé pour battre John McCain. Si celui-ci devait être le candidat républicain à la présidence, le sénateur de l'Illinois l'emporterait de 3 points (49 % contre 46 %), alors qu'un match Clinton-McCain donnerait le résultat inverse (46 % contre 49 %).
Les gains étant attribués à la proportionnelle, M. Obama a choisi de finir sa campagne dans des Etats peu courtisés. Il a fait événement en se rendant à Boise, dans l'Idaho, dans le nord des Rocheuses, une terre de mission pour les démocrates, où 13 000 personnes sont venues l'écouter. Il a une nouvelle fois appelé au rassemblement au-delà des frontières partisanes. La presse a noté qu'il avait exprimé aussi une position plus modérée que par le passé sur le contrôle des armes à feu.
Mais il ne croit pas à l'émergence de "républicains pour Obama" : le démocrate reste trop marqué, selon lui, par des positions conformes à celles de la gauche du parti.