Pour la parité réelle

Publié le par SD32

undefinedEn cette Journée Internationale des Femmes qu’il nous soit permis d’apporter un certain regard à celles qui nous accompagnent et de rappeler que tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

Cette Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. Précisons quand même que ce n’est d’ailleurs qu’en 1982 que le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy ( avec Yvette Roudy) instaure le caractère officiel de la célébration de la journée de la femme et de leurs droits, le 8 mars.

A la veille des élections cantonales et municipales, et dans le contexte politique qui les entoure, il nous est apparu important , à Socialisme & Démocratie 32 de dédier cette journée du 8 mars à Marianne, fille des Lumières , qui symbolise la permanence des valeurs qui fondent l'attachement des citoyens à la République : Liberté- Egalité- Fraternité .

Mais on ne saurait parler de cette journée sans rappeler par ailleurs que la France reste notamment le "cancre" de la parité politique. Loin d’un simple constat, c’est une triste réalité . Si le Sénat et l'Assemblée nationale sont loin d'être des modèles en matière de parité, les organes de politique locale font pire. Nos départements en tête, avec au dernier recensement, 435 conseillères générales sur… 4000 (10,9%). Et ce n’est pas le Gers qui démentira ces statistiques : deux candidates socialistes ( Gisèle Biémouret et Françoise Johannes ) pour quinze cantons renouvelables.

Alors on se donne bonne conscience avec une loi, en l’espèce celle sur la parité du 31 janvier 2007. En vigueur dès ces élections municipales et cantonales, elle est censée rectifier le tir. Dans les communes de plus de 3500 habitants, les candidats à la mairie doivent présenter une liste où l'alternance homme-femme est strictement respectée. Autre disposition, celui d’un ticket paritaire pour chaque élection cantonale, chaque candidat(e) devant présenter obligatoirement un suppléant de sexe opposé.

Certains parlent déjà " d’une mécanique de féminisation de la vie politique locale" mais la parité réelle n’est-ce pas autant de places de titulaires pour les femmes que pour les hommes , quelle que soit l’élection ? A condition bien sûr de ne pas écarter, dès maintenant, celles qui peuvent y prétendre. Quand nous y serons parvenus , ce sera une avancée considérable pour notre démocratie.

Le Parti Socialiste doit, sur ce plan de la parité comme d’autres d’ailleurs ( tel le non-cumul des mandats ) montrer l’exemple et " imposer " des règles strictes, faute de quoi les bonnes intentions ne resteront qu’illusions.

En ce 8 mars, nous savons que l’ampleur de la question des droits des femmes tant en France que de part le monde, va bien au delà de cette simple question de la parité et que  beaucoup reste encore à faire.

 Philippe PUGNET - Cyril COTONAT

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