Reconstruire, Rassembler et Convaincre
Au lendemain de nos victoires aux élections municipales et cantonales, nos camarades élu(e)s se sont rapidement mis(es) au travail, tellement les inquiétudes et les attentes de nos concitoyens sont grandes, face à l’injustice de la politique gouvernementale.
Certes d’autres élections se profilent à l’automne: les sénatoriales. Bien évidemment, on ne peut être que d’accord avec notre Président du Conseil général, Philippe Martin, sur la nécessité de transformer l'essai et de les gagner dans notre département.
Mais ne s’agit-il pas toutefois, vu le mode de scrutin voulu par notre Constitution, d’élections s’adressant principalement à des initiés, même si les militant(e)s vont être prochainement amené(e)s à désigner les nominé(e)s.
Pour autant, la période qui s’ouvre revêt aussi une importance primordiale pour l’avenir de notre parti, pour sa crédibilité auprès de l’opinion publique à incarner une alternative à la droite.
Car le moment n’est-il pas enfin venu de s’interroger sur cette incapacité qu’a la gauche en France, victorieuse aux élections locales, à perdre inexorablement les élections nationales, en dehors de l’exception Mitterrand et des cadeaux de la droite ( dissolution de 1995) ?
C’est dans ce contexte là que s’ouvre la phase préparatoire de notre congrès de Toulouse du 7 au 9 novembre prochain.
Souhaitons que l’intoxication présidentielle ne frappe pas, une nouvelle fois, nos responsables nationaux. Si notre Parti ne devait plus vivre nationalement qu’à travers ses écuries présidentielles qui rendent impossible tout véritable débat de programme, s’en serait fini de cette exigence à rassembler les militants d’abord, les français ensuite sur un projet politique novateur. Assez de cette politique d’opinion qui fait tout converger vers la présidentielle de 2012 !
Je partage, avec d’autres d’ailleurs, cette volonté de mettre mon engagement militant au service de la rénovation de notre Parti. Avec mes ami(e)s de Socialisme & Démocratie, mais aussi de Rénover maintenant auprès d’Arnaud Montebourg, ou ceux de Laurent Fabius et de Martine Aubry, je suis l’un de ces reconstructeurs qui, selon une formule de Jean Christophe Cambadélis, sont ceux qui “ doivent construire un bloc de convictions, cette spécificité collective qui évitera, au prochain congrès, le seul choc des ambitions”.
Nous devons retrouver la volonté de débattre, faire la clarté sur le sens de notre action, sur la nature des objectifs à atteindre. Pour cela, “nous devons nous livrer à une réflexion sans concessions sur ce que doit et peut être un projet en prise avec la réalité du monde, sur ce que doit et peut être un Parti Socialiste en prise avec la société, sur ce que doit et peut être une gauche française décidée à prendre ses responsabilités pour construire une alternative durable au mélange de libéralisme, d’autoritarisme, de conservatisme, de populisme qui définit le sarkozysme dans sa réalité (1)“.
La tâche est immense, difficile aussi, car nous devons éviter certains écueils liés à la question du leadership.
Ayons cette volonté collective d’aboutir: seul le rassemblement permettra de bâtir ce Socialisme du XXIème siècle, porteur de cette exigence de justice et de raison “Justice pour les hommes, entre les peuples. Raison dans la conduite des affaires humaines, pour mettre en œuvre un modèle de développement qui préserve la planète (2)”.
Alors, et après seulement, faisons confiance au Parti Socialiste en sa capacité retrouvée à transformer les victoires locales en victoire nationale, le moment venu.
Certes d’autres élections se profilent à l’automne: les sénatoriales. Bien évidemment, on ne peut être que d’accord avec notre Président du Conseil général, Philippe Martin, sur la nécessité de transformer l'essai et de les gagner dans notre département.
Mais ne s’agit-il pas toutefois, vu le mode de scrutin voulu par notre Constitution, d’élections s’adressant principalement à des initiés, même si les militant(e)s vont être prochainement amené(e)s à désigner les nominé(e)s.
Pour autant, la période qui s’ouvre revêt aussi une importance primordiale pour l’avenir de notre parti, pour sa crédibilité auprès de l’opinion publique à incarner une alternative à la droite.
Car le moment n’est-il pas enfin venu de s’interroger sur cette incapacité qu’a la gauche en France, victorieuse aux élections locales, à perdre inexorablement les élections nationales, en dehors de l’exception Mitterrand et des cadeaux de la droite ( dissolution de 1995) ?
C’est dans ce contexte là que s’ouvre la phase préparatoire de notre congrès de Toulouse du 7 au 9 novembre prochain.
Souhaitons que l’intoxication présidentielle ne frappe pas, une nouvelle fois, nos responsables nationaux. Si notre Parti ne devait plus vivre nationalement qu’à travers ses écuries présidentielles qui rendent impossible tout véritable débat de programme, s’en serait fini de cette exigence à rassembler les militants d’abord, les français ensuite sur un projet politique novateur. Assez de cette politique d’opinion qui fait tout converger vers la présidentielle de 2012 !
Je partage, avec d’autres d’ailleurs, cette volonté de mettre mon engagement militant au service de la rénovation de notre Parti. Avec mes ami(e)s de Socialisme & Démocratie, mais aussi de Rénover maintenant auprès d’Arnaud Montebourg, ou ceux de Laurent Fabius et de Martine Aubry, je suis l’un de ces reconstructeurs qui, selon une formule de Jean Christophe Cambadélis, sont ceux qui “ doivent construire un bloc de convictions, cette spécificité collective qui évitera, au prochain congrès, le seul choc des ambitions”.
Nous devons retrouver la volonté de débattre, faire la clarté sur le sens de notre action, sur la nature des objectifs à atteindre. Pour cela, “nous devons nous livrer à une réflexion sans concessions sur ce que doit et peut être un projet en prise avec la réalité du monde, sur ce que doit et peut être un Parti Socialiste en prise avec la société, sur ce que doit et peut être une gauche française décidée à prendre ses responsabilités pour construire une alternative durable au mélange de libéralisme, d’autoritarisme, de conservatisme, de populisme qui définit le sarkozysme dans sa réalité (1)“.
La tâche est immense, difficile aussi, car nous devons éviter certains écueils liés à la question du leadership.
Ayons cette volonté collective d’aboutir: seul le rassemblement permettra de bâtir ce Socialisme du XXIème siècle, porteur de cette exigence de justice et de raison “Justice pour les hommes, entre les peuples. Raison dans la conduite des affaires humaines, pour mettre en œuvre un modèle de développement qui préserve la planète (2)”.
Alors, et après seulement, faisons confiance au Parti Socialiste en sa capacité retrouvée à transformer les victoires locales en victoire nationale, le moment venu.
Philippe PUGNET
(1)(2) Extraits des engagements des reconstructeurs
Publicité