L'économie américaine va connaître une "légère récession" en 2008, selon le FMI
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De façon tout à fait inhabituelle, le Fonds a aussi appelé l'administration Bush à agir plus énergiquement contre la crise immobilière. "On pourrait envisager de prendre des mesures pour faciliter le refinancement des crédits hypothécaires", notamment "en utilisant judicieusement des fonds publics, afin de réduire le risque que le nombre croissant de saisies fasse encore baisser les prix immobiliers", affirme-t-il.
Le FMI n'a pas été plus tendre pour la zone euro. En raison de la crise financière, il s'attend à un très net ralentissement de la croissance dans la zone euro en 2008 et 2009 et a fortement abaissé sa prévision de croissance pour cette zone à 1,4 % cette année, contre 1,6 % dans ses prévisions de janvier. C'est un important ralentissement, après un chiffre de 2,6 % en 2007. En 2009, la situation devrait encore se dégrader puisque le FMI prévoit seulement 1,2 % de croissance.
Par ailleurs, le Fonds appelle la Banque centrale européenne (BCE) à baisser ses taux afin d'aider à relancer l'économie. Il table sur un taux d'inflation de 2,8 % sur un an en 2008. Pour 2009 cependant, il prévoit qu'elle retombe à 1,9 %. C'est-à-dire au-dessous de la limite de 2 % tolérée par la BCE. En conséquence, "dans un contexte où les perspectives de croissance sont de plus en plus négatives, la BCE peut se permettre d'assouplir sa politique monétaire", donc d'abaisser ses taux, estime le FMI. Cette analyse va à l'encontre de celle faite jusqu'ici par la BCE.
La Banque centrale, qui se réunit jeudi, devrait continuer à maintenir ses taux inchangés, comme elle le fait depuis juin, selon les économistes, alors que l'inflation a atteint le taux record de 3,5 % sur un an en mars.
Le FMI abaisse aussi les prévisions de croissance pour la France
Le FMI a encore abaissé ses prévisions de croissance pour la France, à 1,4 % en 2008 contre 1,5 % précédemment. Il table également sur une détérioration pour 2009, mais moins forte qu'ailleurs en Europe : la prévision pour l'Allemagne n'est que de 1 % et celle de l'Italie, de 0,3 %. Interrogé mercredi, le ministère de l'économie français a estimé que les prévisions du FMI étaient "exagérément pessimistes".
Source Le Monde avec AFP