De la dioxine aux OGM, l'empoisonnement selon Monsanto
Rappelez-vous, il y a peu, le 3 avril dernier, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet,en plein débat à l’Assemblée sur le projet de loi OGM, loin d’avoir "disjoncté" comme l’ont laissé penser certains de ses " ennemis intimes" de l’UMP, a tout simplement rappelé des vérités dans un entretien au Monde : " Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance. Manifestement, Copé n'arrive pas à tenir le groupe. Quant à Jean-Louis [Borloo], j'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la parole unique du gouvernement dans l'Hémicycle. Quand il veut, il vient." Quelle gifle ! Mme Kosciusko-Morizet a reçu le soutien de Greenpeace et de France Nature Environnement, qui dénoncent le "procès en sorcellerie" instruit contre elle par l'UMP.
Et Philippe Martin, notre député PS a même indiqué: "dans ce débat, à droite, une seule personne, Mme Kosciusko-Morizet, a incarné l'esprit du Grenelle. Les députés UMP, eux, sont pour l'essentiel des défenseurs d'une agriculture productiviste, à l'écoute des grands groupes, elle se fait attaquer et sanctionner par le Premier Ministre, François Fillon et l'UMP !"
On connaît la suite : le Premier Ministre a immédiatement exigé de sa ministre des "excuses publiques", avertissant que sinon toutes les conséquences en seraient tirées. Des excuses, il y eu ; Nathalie Kosciusko-Morizet a échappé à la démission, mais sa présence n’a pas été jugée " souhaitable" pour accompagner le Premier ministre cette semaine au Japon .
Et le débat a suivi son cours. Malgré l'adoption de l'amendement d'André Chassaigne (Député PCFdu Puy-de-Dôme), qui vise à protéger "les zones de production de qualité sans OGM", dans la nuit du 2 au 3 avril avec le concours de trois UMP, ( dont François Grosdidier député UMP de Moselle, l'un des rares parlementaires de la majorité à exprimer son rejet du projet de loi sur les OGM) la loi OGM, a été votée .
Greenpeace a immédiatement critiqué l'adoption par l'Assemblée d'un texte "torché et irresponsable". "En votant une loi génétiquement modifiée au profit d'une poignée d'industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l'Histoire et de la volonté des Français", a estimé l'organisation écologiste dans un communiqué.
"Comme au Sénat, la frange la plus rétrograde de la majorité UMP s'est allégrement assis sur le Grenelle, sur le principe de précaution, sur la directive européenne qu'elle était censée traduire en droit français et sur le souhait des citoyens", a notamment déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.
Pour sa part, Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a dénoncé " un lobbying extraordinaire des pro-OGM auprès des parlementaires UMP qui ont été outranciers dans l'adhésion au scientisme le plus bas" .
Alors pour mieux connaître les enjeux de la lutte anti-OGM ainsi que le poids du lobbying pro-OGM, Socialisme & Démocratie 32 vous recommande la lecture du dernier livre de Marie-Monique Robin, Le Monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Arte éditions / La Découverte, 2008.
Et Philippe Martin, notre député PS a même indiqué: "dans ce débat, à droite, une seule personne, Mme Kosciusko-Morizet, a incarné l'esprit du Grenelle. Les députés UMP, eux, sont pour l'essentiel des défenseurs d'une agriculture productiviste, à l'écoute des grands groupes, elle se fait attaquer et sanctionner par le Premier Ministre, François Fillon et l'UMP !"
On connaît la suite : le Premier Ministre a immédiatement exigé de sa ministre des "excuses publiques", avertissant que sinon toutes les conséquences en seraient tirées. Des excuses, il y eu ; Nathalie Kosciusko-Morizet a échappé à la démission, mais sa présence n’a pas été jugée " souhaitable" pour accompagner le Premier ministre cette semaine au Japon .
Et le débat a suivi son cours. Malgré l'adoption de l'amendement d'André Chassaigne (Député PCFdu Puy-de-Dôme), qui vise à protéger "les zones de production de qualité sans OGM", dans la nuit du 2 au 3 avril avec le concours de trois UMP, ( dont François Grosdidier député UMP de Moselle, l'un des rares parlementaires de la majorité à exprimer son rejet du projet de loi sur les OGM) la loi OGM, a été votée .
Greenpeace a immédiatement critiqué l'adoption par l'Assemblée d'un texte "torché et irresponsable". "En votant une loi génétiquement modifiée au profit d'une poignée d'industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l'Histoire et de la volonté des Français", a estimé l'organisation écologiste dans un communiqué.
"Comme au Sénat, la frange la plus rétrograde de la majorité UMP s'est allégrement assis sur le Grenelle, sur le principe de précaution, sur la directive européenne qu'elle était censée traduire en droit français et sur le souhait des citoyens", a notamment déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.
Pour sa part, Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a dénoncé " un lobbying extraordinaire des pro-OGM auprès des parlementaires UMP qui ont été outranciers dans l'adhésion au scientisme le plus bas" .
Alors pour mieux connaître les enjeux de la lutte anti-OGM ainsi que le poids du lobbying pro-OGM, Socialisme & Démocratie 32 vous recommande la lecture du dernier livre de Marie-Monique Robin, Le Monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Arte éditions / La Découverte, 2008.
" Imagine " : telle est la devise de Monsanto. Entreprise chimique à l’origine, la multinationale a fait à la fin des années 1980 un choix stratégique capital. Elle a bâti un empire de la biotechnologie, plus spécifiquement dans le secteur agricole, pour devenir en quelques années l’entreprise phare des désormais fameux OGM, les organismes génétiquement modifiés. Ses produits et ses méthodes sont aujourd’hui dénoncés, tout comme les dysfonctionnements de la haute administration américaine.
Pour plus d'informations : l'empoisonnement selon Monsanto
Pour plus d'informations : l'empoisonnement selon Monsanto
Philippe PUGNET
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