Acte 1 de la refondation : le mandat unique
Enfin les grands chantiers de la rénovation sont ouverts au Parti socialiste, le 1er octobre prochain, ce sont près de 200 000 militants socialistes qui poseront les premières pierres. Le non-cumul des mandats fait partie des actes de la rénovation. La France, si elle l’adoptait, rejoindrait le camp des autres grandes démocraties européennes. La gauche, si elle le décidait, se placerait là où elle est la plus crédible, à la pointe du combat pour la République tendant la main au renouveau de la vie politique.85 % des parlementaires ont un autre mandat électif. Ils sont maires ou présidents de collectivité locale. Au PS, c’est le produit d’une histoire, d’une implantation, mais celle-ci ne peut être prétexte à un statut quo où les jeunes générations, les femmes, les enfants issus de l’immigration ne pouvaient accéder aux responsabilités car le PS jouait à guichet fermé.
La pratique du cumul est un handicap aussi bien pour le renouvellement du personnel politique que pour l’efficacité de l’action publique.
Il faut s’attendre à ce que les résistances soient nombreuses, moins à gauche qu’à droite d’ailleurs, alors que la cause est juste car mettre fin au cumul serait un ballon d’oxygène et une marque de modernisation de notre système politique. Le mandat unique garantit plus de disponibilité, de présence, voire de possibilité pour sceller l’union des gauches et des écologistes.
C’est la raison pour laquelle, nous appelons à soutenir cet appel, à participer massivement au vote pour mettre fin au cumul des mandats et imposer le mandat unique de député. Il s’agit d’un combat pour une gauche ouverte et une démocratie rénovée et plus efficace.
Jean Christophe CAMBADELIS
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