Fraudes présumées au PS: cinq responsables dénoncent des accusations "mensongères"
Cinq responsables du Parti socialiste de différentes tendances ont rejeté mardi soir l'idée que des fraudes aient été commises lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS en novembre dernier, se disant prêts à démontrer "que les allégations et accusations" faites récemment dans un livre-brûlot étaient "mensongères". Aucune action en justice n'est toutefois envisagée.Ce communiqué, signé du fabiusien Claude Bartolone, des strauss-kahniens Christophe Borgel et Jean-Christophe Cambadélis, de François Lamy proche de Martine Aubry et de Christian Paul, proche d'Arnaud Montebourg, estime qu'une grande partie du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons" (Ed. du Moment) "vise à discréditer l'élection de la Première secrétaire du Parti socialiste, sans apporter aucun élément à l'appui de cette thèse".
Expliquant qu'un procès en diffamation risquait de prendre beaucoup de temps, ils proposent aux auteurs du livre "d'organiser sans délai une confrontation devant des journalistes. Nous démontrerons point par point que les allégations et accusations portées par ce livre sont mensongères", précise le communiqué.
Les cinq hommes rappellent que les contestations électorales ont "été examinées et tranchées par une commission mise en place par l'ancien Premier Secrétaire François Hollande et représentant toutes les sensibilités du parti" et que cette commission a conclu à "l'élection incontestable de Martine Aubry".